La bataille de Flirey

HISTORIQUE Du 369 e Régiment d’infanterie RÉDIGÉ PAR M. le Sous-lieutenant RAFF DU DIT RÉGIMENT

Historique du 369 e R. I. Le 369 e, encadré par des éléments du 169 e R. I. qui comptait avant la guerre des éléments dans l’héroïque phalange du 20 e corps, était, à la mobilisation, composé en majeure partie d’originaires du LOIRET, du LOIR-et-CHER, des VOSGES, auxquels de nombreux Parisiens vinrent apporter leur tribut de bonne humeur et de gaieté.

Constitué hâtivement à MONTARGIS, à la déclaration de guerre, il dut à la bonne volonté et à l’entrain de tous, de partir parfaitement équipé le 5 août 1914, donnant déjà l’impression d’une Troupe solide et bien organisée. Débarqué le 6, dans la région de TOUL, il est incorporé à la 73 e division chargée de la défense mobile de cette place. Du 6 au 18 août 1914, le régiment exécute des travaux de défense autour du camp retranché de TOUL.

Enfin le 18, il quitte TOUL et va prendre les avant-postes dans la région de PONT-à-MOUSSON, où il reçoit vaillamment le baptême du feu. Le 25 août, il est embarqué à LIVERDUN et dirigé sur BAYON en vue de prendre part à l’âpre bataille qui se livrait à ROZELIEURE. Les Allemands sont refoulés avant qu’il ait pu intervenir. Embarqué de nouveau, il revient à TOUL le 29, occupe VILLERS-en-HAYE, ROGÉVILLE, ROSIÈRES-en-HAYE et est engagé dans de petites escarmouches autour de ces localités, les 5, 6 et 7 septembre La poussée allemande s’exerce maintenant au sud de VERDUN. L’armée du Kronprinz cherche à tourner la place par SAINT-MIHIEL et les côtes de MEUSE.

Le régiment est dirigé, en hâte, le 11 septembre, sur SAMPIGNY, puis gagne SAINT- MIHIEL où la division contribue à dégager cette dernière ville ainsi que le fameux fort de TROYON. L’ennemi bousculé bat en retraite, mais il revient bientôt à la charge au nord de TOUL qui est fortement menacé. Le régiment regagne en hâte et par étapes le grand camp retranché et arrive le 19 dans la région de FLIREY.

Le 21 septembre, il attaque brillamment, à LIRONVILLE, des forces allemandes très supérieures en nombre et en matériel. Le lieutenant-colonel NUSSBAUM, commandant le régiment, y est blessé et est remplacé par le commandant BÉRARD (devenu plus tard lieutenant-colonel, puis colonel du régiment). Après trois jours de durs combats, ayant subi des pertes sévères, il arrive à fixer l’ennemi sur les lisières du bois de MORT-MARE et dans le bois Le PRÊTRE.

Pendant cette période, de la mobilisation à la fin septembre 1914, le régiment a perdu beaucoup de ses braves, en voici la glorieuse liste :

Le capitaine PALAZZI (Jean).

Le lieutenant BOUDET (Charles).

Les sous-lieutenant JULIEN (Charles), PRALY (Albert).

Le sergent-major ZUNHAMER (Georges).

Le sergent-fourrier GIRARDIN (Charles).

Les sergents BERTRAND (Fernand), COFFIN (Charles), GILLET (Maurice), TROUILLAT (Pierre), WILM (Charles), Des ROYES du ROURE (Henri).

Les caporaux BOURGEOIS (Désiré), BERTIN (Victor), EGARTELER (Félix), LORGEOU (Charlemagne), MALANGEAU (Eugène). Les soldats BRETON (Léandre), BROUET (Maurice), BOURGEOIS (Henri), BOULON (Maurice), BOTTEREAU (Abel), BORDIER (Auguste), BOILEAU (Auguste), BESSAC (Victor), BERTIN (Louis), BERNIER (Evrain), BERNARD (Louis), BIMBENET (Albert), BAUDIN (Pierre), BILIARD (Armand), BAILLY (Eugène), DESPRÈS (Émile), DURU (Marie), DECOUARD (Maurice), COUETTE (Théodule), CORBIN (Ernest), COCHIN (Ernest), CINEL (Auxille), CHIQUANT (Georges), CHESNAY (Henry), CHELLI (Émile), CHAURIN (Albert), CHAPON (Jules), KABBFEIS (Jean), JOLLY (Alexis), HUBERT (Pierre), HERVÉ (Elie), GOEFFON (Apollinaire), GENTIL (Maurice), GATIEN (Joseph), LESAGE (René), LECHABLE (Louis), MARPEAU (Alexandre), MARTIN (Eugène), MULLARD (Georges), THILLIER (Fernand), THERVETIN (Henri), STOLTZ (Maurice), WATREAUX (Henri), VARANNE (Henri), RINCK (Léon), QUINCE (Émile), RIMBAULT (Théophile).

En outre sont disparus à la même date les militaires dont les noms suivent : Ces militaires ne sont pas rentrés en France après l’armistice.

La plupart sont donc présumés tués : BREAULT (André), Sergent. MAUNORY (Marius), Caporal. BOULAND (Émile), 2 e classe, ANGOR (René), COMMON (Émile), GALLET (Albert), GARRAULT (Noël), GUESNIN (Jean), HAEINDELY (Félix), HUON (Auguste), LEROY (Anatole), HURAULT (Eugène), VIGIER (Édouard), SURGET (Lucien), ROUILLON (Jules), MOULIN (Adérald), MINEAU (Narcisse).

De plus ont été blessés : 7 officiers et 298 hommes de troupe.

SOURCE

369 e Régiment d’infanterie